Aller au contenu

visa · 8 min

Du visa salarié au visa de sa propre société : l'ordre des étapes

La licence d'abord, le préavis ensuite, l'annulation après : la séquence qui protège la résidence, avec le préavis, le délai de grâce et la source officielle de chaque étape.

Mis à jour le

Passer du visa d'un employeur à un visa obtenu par sa propre société est une séquence, et l'ordre fait tout. L'erreur coûteuse consiste à démissionner et à faire annuler son visa d'abord, à créer la société ensuite, puis à découvrir que le délai de grâce est plus court que la procédure de licence.

Le principe est simple : construire le nouveau statut avant de mettre fin à l'ancien. Voici l'ordre, avec la source officielle de chaque étape.

Étape 1 : relire le contrat de travail

Trois clauses décident de ce qui est possible pendant l'emploi et après le départ.

  • Le préavis. Selon le décret-loi fédéral n° 33 de 2021 relatif aux relations de travail, chaque partie peut mettre fin au contrat par un préavis écrit d'au moins 30 jours et d'au plus 90 jours, selon le contrat ; le contrat reste en vigueur pendant le préavis, salaire plein compris (article 43).
  • La clause de non-concurrence. L'article 10 permet à l'employeur de restreindre la concurrence après la fin du contrat, dans des limites de durée, de lieu et de nature d'activité, pour deux ans au plus. Le guide sur la création d'une société en restant salarié la détaille.
  • Le travail pour autrui. L'article 16(9) range parmi les obligations du salarié celle de ne pas travailler pour d'autres en violation de la loi.

Étape 2 : obtenir la licence pendant l'emploi et la résidence

La société vient d'abord, tant que le visa de travail est valide. C'est là que le temps passe : agréments, documents, compte bancaire. Les free zones fixent leurs propres exigences pour un associé salarié ailleurs, et certaines demandent une lettre de l'employeur actuel. La liste à jour des pièces se demande par écrit à la zone avant le dépôt.

L'immatriculation déclenche aussi un délai fiscal. Une société constituée aux EAU, free zones comprises, doit demander son enregistrement à l'impôt sur les sociétés dans les trois mois de sa constitution (décision n° 3 de 2024 de la Federal Tax Authority, applicable depuis le 1er mars 2024). L'enregistrement tardif coûte 10 000 AED (décision du Cabinet n° 10 de 2024, ministère des Finances).

Étape 3 : enregistrer la société comme garant

Une société ne peut parrainer aucune résidence avant de détenir une establishment card, son enregistrement auprès de l'autorité d'immigration. Selon la page de l'ICP consacrée à sa délivrance, les sociétés de free zone déposent la demande par l'intermédiaire de leur autorité de free zone. Le guide du visa de résident décrit la suite.

Étape 4 : démissionner et effectuer le préavis

Le préavis écrit se donne maintenant, pas avant. Le contrat de travail, le permis de travail et le visa de résident continuent de courir pendant le préavis (décret-loi fédéral n° 33 de 2021, article 43).

Étape 5 : annulation du permis de travail, puis de la résidence

L'ordre est fixé par les autorités. Le service d'annulation de résidence de la GDRFA de Dubaï exige, pour les salariés du secteur privé, l'annulation préalable du permis de travail auprès du ministère des Ressources humaines et de l'Émiratisation (MOHRE). L'employeur s'occupe des deux.

Étape 6 : le délai de grâce, et pourquoi retenir le chiffre le plus court

Une fois la résidence annulée, son titulaire dispose d'un délai de grâce pour quitter le pays ou changer de statut. Les deux sources officielles n'indiquent pas le même chiffre.

  • ICP, service « Cancellation of residency permits » : 180 jours pour les titulaires de résidences Golden, Green et Blue et certaines autres catégories, 90 jours pour les travailleurs qualifiés de niveaux 1 à 3 et les propriétaires immobiliers, 60 jours pour les permis délivrés avec un garant ou un hôte, et 30 jours pour toutes les autres catégories.
  • GDRFA de Dubaï, service « Cancellation of all types of residence permits » : un délai de grâce de 60 jours.

Les deux pages ont été consultées le 21 octobre 2026. Le chiffre applicable est celui de l'autorité qui a délivré le visa, pour sa catégorie. Le plus court se retient tant que cette autorité n'a pas confirmé le plus long. Rester au-delà du délai de grâce coûte 50 AED par jour (ICP).

Étape 7 : la nouvelle résidence par la société

La société demande la résidence de son associé pendant le délai de grâce : permis d'entrée ou changement de statut, visite médicale, biométrie de l'Emirates ID et délivrance. Le guide du visa de résident décrit chaque étape.

Si des membres de la famille sont parrainés sur le visa de travail actuel, il faut demander à l'autorité de délivrance, avant le préavis, ce que deviennent leurs permis à l'annulation de celui du garant. Leur calendrier doit tenir dans la même fenêtre.

L'ordre, en une liste

  • relire le contrat : préavis, non-concurrence, exclusivité
  • licence et enregistrement à l'impôt sur les sociétés, pendant l'emploi
  • establishment card
  • préavis écrit
  • annulation du permis de travail au MOHRE, puis de la résidence
  • nouvelle résidence par la société, dans le délai de grâce

Étape suivante

La demande express couvre les activités non réglementées et constitue la voie la plus rapide pour l'étape 2. Pour une activité réglementée, ou pour vérifier le calendrier au regard d'un préavis, les éléments se transmettent par WhatsApp ou par le formulaire de devis.

Nous traitons le côté émirien. Le côté fiscal de votre pays reste à votre conseil.

Votre devis sous un jour ouvré

Quatre informations suffisent. Nous revenons vers vous avec un chiffrage ferme, la free zone recommandée et les raisons de ce choix.

WhatsApp · hello@plug2dubai.com